Les ponts de pierre sur la Sianne illustrent une habitude de construction voûtée dans la région, mise en œuvre notamment dans les plus anciens burons des Estives du Cézallier et les caves des maisons vigneronnes. La particularité du fond de vallée imposait ce type de construction. Certaines parcelles étroites, difficiles d’accès n’étaient accessibles que par des ponts solides et résistants aux intempéries.
Les ponts élevés et financés par des particuliers reliaient différentes parcelles de prés ou de bois. Communaux, ils permettaient la circulation sur les chemins ancestraux de desserte locale où vers des pacages collectifs.
Loin d’être des chefs-d’œuvre, les petits ponts sur la Sianne ont été savamment mis en forme par des maçons venus de la Corrèze, dont certains ont par la suite fait souche à Molèdes et Auriac.
Aujourd’hui, le passage de certains tracteurs laisse l’avenir de ces ponts incertain ?